Chapitre Artistique

La Musique Originale

Déjà l'un des éléments forts du film, la musique devient un pilier central de sa nouvelle version cinématographique.

Une musique pensée pour le grand écran

La musique de La Légende d'Akam n'a jamais été conçue comme un simple accompagnement. Dès l'origine, elle a été pensée comme l'une des voix du film. Écrite pour porter un récit d'aventure, d'émotion et de transmission, elle accompagne les métamorphoses du Pantanal, la puissance de ses paysages, le danger, la tendresse, l'humour et la dimension presque mythologique du voyage d'Akam. L'ambition était celle d'une véritable musique de cinéma : ample lorsqu'elle doit embrasser le territoire, intime lorsqu'elle se rapproche des personnages, capable de s'effacer devant un silence puis de prendre soudain toute sa place dans le récit. Une partition construite autour de thèmes et de motifs qui reviennent, évoluent et se transforment avec les personnages. Cette musique originale constitue aujourd'hui l'un des héritages les plus précieux du premier film. Elle sera conservée, enrichie et réorchestrée pour la nouvelle version de La Légende d'Akam, afin de lui donner toute l'ampleur sonore du nouveau film.

Deux compositeurs, une même partition

Bruno Vouillon

Bruno Vouillon

Multi-instrumentiste, compositeur et réalisateur musical, Bruno Vouillon débute par la guitare avant d'élargir très vite son univers au piano, à la basse et à la contrebasse. Il fait ses premières armes sur la scène électro internationale aux côtés de Llorca (F-COM), qu'il accompagne entre 2001 et 2003 à travers l'Europe, le Canada, les États-Unis et l'Australie, notamment au Montreux Jazz Festival, au Paléo Festival, à New York ou en première partie de Jamiroquai. Il accompagne également plusieurs artistes internationaux, dont Tomuya à l'Olympia. Depuis, Bruno Vouillon partage son activité entre composition, réalisation musicale, programmation et séances instrumentales. Il collabore notamment avec David Linx, Ken Norris et Jan Stumke, participe aux compilations de Béatrice Ardisson et réalise des arrangements pour Peter Kingsbery, de Cock Robin. Son parcours l'a également conduit naturellement vers la création de bandes originales et d'univers sonores pour le documentaire et la fiction audiovisuelle. Dans La Légende d'Akam, cette culture musicale très large contribue à une partition qui sait passer de l'orchestral à l'intime et du spectaculaire à l'organique.

Sacha Menu

Sacha Menu

Compositeur, guitariste et bassiste, Sacha Menu grandit dans un environnement familial profondément musical. Après le piano, il choisit la guitare et intègre le Conservatoire de Jazz de Toulon. Dès l'âge de quinze ans, il mène parallèlement ses études musicales et une activité professionnelle sur scène. Cette expérience du live l'amène à accompagner de nombreux artistes sur les scènes françaises et européennes, notamment à l'Olympia et dans plusieurs Zéniths. Passionné de cinéma, il se consacre ensuite à la musique à l'image et compose les bandes originales de nombreux documentaires et fictions diffusés notamment par Arte, TV5 Monde et les chaînes thématiques du groupe TF1. En 2022, le Centre National de la Musique lui attribue une bourse de création qui lui permet de composer un EP conceptuel consacré au réchauffement climatique. Sa double culture de musicien de scène et de compositeur à l'image nourrit une écriture particulièrement attentive au rythme, à la dramaturgie et à l'émotion.

01

Une partition qui évolue avec le film

La nouvelle version de La Légende d'Akam ne consiste pas simplement à créer de nouvelles images. Le film tout entier est repensé comme une œuvre de cinéma contemporaine, et sa musique connaîtra la même transformation. Les thèmes originaux qui constituent l'identité musicale du film seront préservés, mais pourront être développés, réorchestrés, prolongés ou réinterprétés en fonction de la nouvelle dramaturgie. L'objectif n'est donc pas de remplacer la partition originale, mais de lui offrir une seconde vie et une nouvelle dimension, à la mesure de l'ambition visuelle du film.

02

Le son comme matière de cinéma

Pour un film dans lequel les animaux parlent et où aucun narrateur humain ne vient expliquer ce que le spectateur doit regarder ou ressentir, le son devient lui-même un élément de mise en scène. Le design musical et sonore de la nouvelle version sera donc entièrement retravaillé avec le même degré d'exigence que l'image : voix, musique, ambiances naturelles, silences, mouvements, matière du paysage et effets sonores seront conçus comme les différentes couches d'un seul univers. Le Pantanal ne sera pas seulement visible. Il devra être entendu, ressenti, presque habité. La frontière entre musique et environnement pourra parfois s'effacer : un battement, un souffle, un cri lointain, l'eau ou le vent pourront devenir rythme ; inversement, la musique pourra naître presque imperceptiblement du paysage.

03

Une identité musicale qui dépasse le film

L'ambition musicale de La Légende d'Akam ne s'arrête pas au générique de fin. Ses thèmes sont conçus pour pouvoir exister au-delà des images : une bande originale pouvant être écoutée comme une œuvre musicale à part entière, mais aussi une identité sonore capable d'accompagner durablement l'univers d'Akam. Car si La Légende d'Akam raconte une histoire, son ambition est aussi de créer un monde reconnaissable dès ses premières notes.

04

Une chanson pour prolonger l'histoire

Le générique de fin a lui aussi été pensé comme un moment à part entière. Sa chanson originale n'a pas été composée comme une simple musique destinée à accompagner les dernières images du film. Elle a été écrite avec une ambition différente : faire naître une chanson capable de quitter un jour le film pour vivre sa propre histoire. Une mélodie que l'on puisse retenir, retrouver, partager et écouter indépendamment de La Légende d'Akam — tout en restant immédiatement associée à son univers et à l'émotion de sa conclusion. Le film s'achève. La chanson, elle, peut continuer.